Les essais nucléaires en Polynésie française

   
   
 
   

 

   

Mururoa et Fangataufa aujourd'hui

   
   
Vue de Mururoa et 1996Vue de Mururoa aujourd'hui, l'atoll est largement reboisé.
 
   
Entrepris en janvier 1996, dès la fin de l’ultime campagne d’essais, le démantèlement des installations était achevé en juillet 1998. À présent, la nature a repris ses droits. Il ne reste plus sur Mururoa que la piste d’aviation et le mur d’enceinte destiné à protéger le site de vagues provoquées en cas d’affaissement de terrain ou de cyclone, ainsi que 3 blockhaus (PEA et PCT) de 50 000 tonnes de bêton. Un détachement d’une vingtaine de militaires assure désormais le gardiennage du site.
   
À Fangataufa ne subsistent que deux casemates, une route et une piste d’aviation impraticables en raison de la végétation qui les recouvre.
     
   
La politique de transparence décidée par le Président de la République s'est traduite à l'issue de la dernière campagne d'essais, par la réalisation, à la demande du gouvernement français d'études internationales sur l'évaluation des effets des expérimentations sur l'environnement et les populations. Deux types d'expertises ont été menées portant sur :

   

  la situation radiologique actuelle et future des atolls de Mururoa et Fangataufa, menée par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA, Vienne)
  la stabilité géologique et l'hydrogéologie de Mururoa et Fangataufa, confiée à la Commission géochimique internationale.

     
   
À présent, la France poursuit la surveillance géomécanique et radiologique des sites et des missions scientifiques continuent de les étudier. Ainsi, en juillet 2006, une mission scientifique internationale s’est intéressée à la restauration du milieu marin des atolls. Elle regroupait des chercheurs de plusieurs organismes :

   
Unité de recherche 128 de Institut de Recherche pour le Développement de Polynésie française,
Ecole Pratique des Hautes Etudes (EPHE) de Perpignan,
Centre de Recherches Insulaires et Observatoire Biologique de l'Environnement (CRIOBE de Moorea),
Université de Californie et Musée de Washington.

   

Cette mission a notamment conclu :
« Les premières constatations montrent que le lagon de l'atoll de Mururoa est particulièrement riche en poissons pour un atoll aussi méridional et de cette taille.[… ]
La structure des peuplements semble tout à fait normale avec une dominance d'individus de grande taille, marque d'un biotope corallien non exploité. En outre, la présence de nombreux requins confirme que les peuplements de poissons sont en bonne santé
»