Les essais nucléaires en Polynésie française

   
   
 
   

 

 
    Les essais en quelques mots
     
   

Canopus, 24 août 1968, 1er essai d'un engin thermonucléaireEntre 1966 et 1974, la France a procédé à 41 essais d'explosions d'engins nucléaires dans l'atmosphère, 37 à Mururoa et 4 à Fangataufa. Ces essais sont classés en 3 catégories :

  • les essais sur barge ; 
  • les essais sous ballon captif ;
  • les essais par largage à partir d'avion.
  • 5 essais de sécurité, sans exposion nucléaire, ont également été réalisés durant la même période.

         
       

    Xouthos, 27 janvier 1996, dernier essai de l'ultime campagne (lagon de Fangataufa)Par la suite, la maîtrise scientifique et technique acquise alliée à la volonté de réduire encore le risque d'impact potentiel sur les populations et l'environnement, hors géosphère, ont conduit à procéder à des essais souterrains dans la partie basaltique des massifs géologiques des atolls. De 1975 à 1996, 137 essais souterrains, également appelés "essais en puits" ont été réalisés, 127 à Mururoa et 10 à Fangataufa.

    10 essais souterrains de sécurité ont également été menés à Mururoa.

         
       

    Les essais nucléaires consistaient à tester des engins conçus pour contribuer au diagnostic de bon fonctionnement des armes en cours de développement. Ils ont mis en jeu des matières nucléaires et conduit à la libération de radionucléides dans l'environnement. La nature et la quantité des radionucléides produits, ainsi que leur modalités de transfert dans les différents compartiments de l'environnement variaient selon le type d'essai réalisé et l'énergie dégagée lors de l'explosion.

       
       

    Les essais de sécurité

    Mururoa, vue le la zone Colette où ont été réalisées les expériences de sécurité.Durant toute la période d’exploitation du CEP, 15 essais de sécurité ont été réalisés à Mururoa, 5 dans l’atmosphère et 10 en souterrain. Le principe d’un essai de sécurité est de soumettre des dispositifs nucléaires à des conditions accidentelles reproduites au moyen d’explosifs classiques. L’objectif est de s’assurer qu’en cas d’accident, lors de leur transport ou de leur maintenance, les armes ne puissent pas provoquer d’explosions nucléaires. Elles sont alors dites "auto-sures".
    Entre 1966 et 1974, 5 essais de sécurité ont été effectués dans l'atmosphère en zone Colette, dans le secteur Nord de l'atoll de Mururoa. Ils ont conduit à un marquage en plutonium 239 du sol de cette zone qui a ensuite fait l'objet d'assainissements entre 1981 et 1987.

         
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