Les essais nucléaires en Polynésie française

   
   
 
   

 

   

La protection de la population polynésienne

     
   

Les doses susceptibles d’être délivrées aux populations de Papeete, de Tureia et des Gambier par les retombées radioactives proches des essais Aldébaran, Rigel, Arcturus, Encelade, Phoebé et Centaure ont été réévaluées en 2005-2006 par les équipes de la Direction des applications militaires du CEA.

   

Ces calculs ont nécessité :

  l'estimation des activités de l'ensemble des radionucléides générés par ces essais en prenant en compte les caractéristiques de chaque engin testé : puissance, matières nucléaires et matériaux utilisés ;
  l'analyse les résultats des mesures de radioactivité effectuées dans l'environnement et les produits alimentaires des îles touchées par les retombées des essais.

    Bilan des doses reçues par les enfants des îles et atolls les plus exposés
    L’estimation des doses efficaces maximales pour les enfants a conduit à une valeur de 10 mSv. Les doses maximales à la thyroïde des enfants ont été estimées à :
   

  78 mSv aux Gambier après l’essai Aldébaran en 1966 ;
  98 mSv aux Gambier après l’essai Phoebé en 1971 ;
  environ 50 mSv à Tahiti après l’essai Centaure en 1974

     
    Bilan des doses reçues par les adultes des îles et atolls les plus exposés
    L’estimation des doses efficaces maximales pour les adultes a conduit à une valeur de 7 mSv. Les doses maximales à la thyroïde des adultes ont été estimées à : 
   

40 mSv aux Gambier après l’essai Aldébaran en 1966 ;
environ 27 mSv aux Gambier après l’essai Phoebé en 1971 ;
16 mSv à Tahiti après l’essai Centaure en 1974.

     
   

Il faut souligner que l’évaluation des expositions a été volontairement surestimée par la méthode de calcul des doses utilisée et les valeurs des paramètres retenues pour les réévaluations réalisées en 2006. Les maxima doivent donc être considérés comme des valeurs qui n’ont pu être qu’exceptionnellement atteintes. D'ailleurs les résultats de mesures anthropogammamétriques éffectuées à l'époque des essais ne confirment pas des niveaux d'exposition aussi élevés.

   


Repères : la population polynésienne