Les essais nucléaires français au Sahara

   
   
 
   

 

    Les essais atmosphériques
   
   

Reggane, tour avec sa chambre de tirDu 13 février 1960 au 25 avril 1961, au CSEM, la France a procédé à 4 essais atmosphériques baptisés Gerboises bleue, rouge, blanche et verte. Pour ces essais, hormis Gerboise blanche, l’engin à tester était placé dans un abri en haut d’une tour d’une centaine de mètres de hauteur.
L'essai Gerboise blanche concernait un engin de faible puissance qui avait été placé sur une plate-forme au niveau du sol.

   

Le diagnostic de l'essai :

   

Chaque essai donnait lieu à de nombreuses mesures de différents types principalement destinées à connaître l'énergie dégagée los de l'explosion de l'engin : diagnostic nucléaire, photographies ultrarapides, analyses radiochimiques…Ces dernières étaient réalisées sur des échantillons de poussières prélevés par des avions qui pénétraient dans le nuage radioactif.

   

La sécurité des essais atmosphériques :

   

Avant chaque essai, les prévisions météorologiques établies à l'aide d'un réseau de stations dédiées permettaient de s'assurer que les retombées radioactives les plus proches s’orienteraient vers les étendues désertiques.
Les accés aux pistes chamelières étaient interdits et l’on vérifiait que personne ne séjournait dans les zones pouvant être affectées par les retombées immédiates.

   
Après chaque essai, des mesures de la radioactivité dans l’environnement permettaient de délimiter la zone touchée par les retombées proches afin d’en interdire l’accès pendant la décroissance des produits radioactifs à vie courte. Ceux-ci constituaient la contrainte radiologique la plus significative des essais atmosphériques. De plus, des analyses en vue de détecter une éventuelle contamination étaient effectuées sur les populations résidant à proximité des sites ainsi que sur les populations nomades traversant la région.