Les essais nucléaires français au Sahara

   
   
 
   

 

    Le suivi des populations locales et du personnel
     
   

Durant la période d'exploitation du CSEM, 10 000 personnes, civiles et militaires, ont été affectées aux essais. La population de Reggane, oasis située à 50 km, était de 40 000 habitants, auxquels s'ajoutaient environ 500 personnes dispersées dans un rayon de 100 km. De 1961 à 1966, après le passage aux essais souterrains, 2 000 personnes restaient affectées aux essais. La population présente dans un rayon de 100 km autour du Cemo était d'environ 2 000 habitants.

   

Chantier de construction à Reggane

Les règles et pratiques de la protection radiologique des personnels, des populations et de la surveillance de l’environnement étaient déterminées par la Commission consultative de sécurité (CCS), organe créé en 1958 et présidé par le Haut commissaire à l’énergie atomique. Il faut souligner que, par les décisions de la CCS, la France s’est en permanence conformée aux recommandations de la Commission internationale de protection radiologique (CIPR), recommandations reprises dans les directives européennes et réglementations nationales.

     
   

La surveillance du personnel :

   

Base Vie du Cemo, au moin, le massif du Tan AffellaEn 2002, l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) a dressé un bilan des incidences environnementales et sanitaires des essais nucléaires français. Il souligne dans son rapport : « sur 25 000 personnes [ndlr : chiffre comprenant les 15 000 personnes affectées au CEP], près de 18 000 ont reçu une dose nulle et environ 6 500 une dose comprise entre 0 et 5 mSv. 581 personnes (2,5%) ont reçu une dose cumulée supérieure à 5 mSv. La quasi totalité des doses supérieures à 50 mSv sont imputables à l’essai Béryl. »

   
Durant toute la période des essais, tant au Sahara qu'en Polynésie, les personnes affectées aux sites d'expérimentations ont fait l'objet d'un suivi médical adapté pratiqué par le service en charge de la santé du ministère de la Défense et du CEA.
Couverture de la brochure "En questions... Essais nucléaires frnaçais, le suivi  des participants  CEA pour en savoir plus, le CEA a publié une brochure décrivant le suivi médical des participants aux essais dont il avait la reponsabilité. Disponible sur demande sur le site cea.fr .
   

Le suivi des populations :

   
Les conséquences sanitaires des essais nucléaires français sur les populations locales sont également publiées dans le rapport de l’OPECST qui indique notamment : « des mesures anthropogammamétriques de contrôle de la contamination interne ont été effectuées après les tirs de « Gerboise » sur environ 195 personnes (125 sédentaires et 70 nomades). Elles ont donné des résultats négatifs (absence de contamination). Globalement, l’exposition des populations locales imputables aux essais aériens français a été faible et toujours inférieure aux recommandations de la CIPR concernant les populations civiles ». « Concernant les populations qui se sont toujours trouvées à l’écart des retombées proches, les doses sont restées dans la gamme des conséquences de retombées lointaines, soit donc de l’ordre du centième à quelques dixièmes de mSv. »