De
1966 à 1974, 31 essais sous ballon captif ont été
effectués à Mururoa et 3 à Fangataufa.
L'aérostat sous lequel était fixé l'engin
à tester était positionné à
quelques centaines de mètres d'altitude. Ce ballon
était maintenu par des câbles arrimés
à 3 barges ancrées face à un PEA.
L'intérêt
de ce mode d'essai était de réduire les conséquences
radiologiques pour l'environnement et donc pour les populations
en diminuant les retombées locales et régionales.
En effet, en se réfléchissant sur la surface
du lagon, l'onde de choc générée par
l'explosion projetait les éléments radioactifs
dans la haute atmosphère, où l'activité
des masses d'air diminuait rapidement avec le temps du fait
de la décroissance radioactive des radionucléides
et de leur dilution lors de la dispersion par les vents.
Après contrôle par le service chargé
de la radioprotection, le personnel pouvait donc, en général,
revenir sur le site quelques heures après l'essai.