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L'impact
radiologique des essais nucléaires réalisés
au CEP |
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L'approche
adoptée dès 1966 par les expérimentateurs
du CEP afin de protéger l'homme et l'environnement
a consisté, en fonction des avancées scientifiques
et technologiques, à modifier les modalités
d'exécution des essais afin de réduire les
retombées sur les atolls polynésiens.
Cette
approche a été confortée dans les années
1970 par la Commission internationale de protection radiologique
(CIPR) qui recommandait de maintenir le risque d'exposition
pour les personnes à un niveau de rayonnement suffisamment
bas pour que les autres espèces, tant végétales
qu'animales, soient également protégées.
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Les objectifs de la surveillance |
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La
surveillance radiologique mise en place pour suivre l’impact
environnemental et sanitaire des essais nucléaires
français peut être décrite suivant deux
périodes.
de 1966 à 1974, lors des essais atmosphèriques,
l’objectif était alors principalement d’assurer
la radioprotection des travailleurs et de la population en
faisant en sorte qu’ils ne soient pas exposés
à des retombées conduisant à des niveaux
de dose supérieurs aux limites réglementaires.
de 1975 à 1996, la période des essais
souterrains était caractérisée
par des apports de radioactivité très faibles
et limités aux lagons des atolls d'expérimentation.
Outre les objectifs de radioprotection du personnel, il s’agissait
alors de surveiller le confinement dans le massif géologique
des radionucléides associés aux essais souterrains
permettant de garantir l'absence de conséquences radiologiques
pour les populations sur le plus long terme. |
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Les
moyens de surveillance mis en oeuvre |
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Dès
le milieu des années 1960, un dispositif complet de
surveillance radiologique de l’ensemble des atolls de
la Polynésie française était en place.
Il s’appuyait sur trois entités de surveillance
et de contrôle distinctes :
le Laboratoire d'étude et de surveillance de l'environnement
implanté à Papeete (Lése - IRSN) ;
le Service mixte de sécurité radiologique (SMSR)
;
le Service mixte de contrôle biologique (SMCB).
Atmosphère,
géosphère, hydrosphère, toutes les composantes
de l'environnement étaient surveillées suivant
des procédures adaptées aux types d'essais réalisés
sur les sites.
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La
méthode de surveillance |
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Le
système de surveillance de l’environnement et
des aliments, mis en place dès le début des
essais atmosphériques et toujours en vigueur 10 ans
après l'arrêt des essais, est un système
à emboîtement à trois niveaux à
partir du terme source potentiel : les atolls d’expérimentations,
le territoire polynésien au-delà de la limite
des eaux territoriales des sites d'expérimentations
et l’ensemble de l'hémisphère Sud. La
fréquence de l’échantillonnage, les types
d’équipements de prélèvement et
les protocoles de mesure ont évolué au cours
du temps, pour tenir compte de la décroissance des
niveaux d'activité à la suite du passage des
essais atmosphériques aux essais souterrains puis de
l'arret des essais. |
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Au
total, de 1966 à 1996, la surveillance des espèces
végétales et animales, à elle seule,
a conduit au prélèvement sur l’ensemble
du territoire polynésien d’environ 30
000 échantillons biologiques dont la plus
grande partie a fait l’objet de plusieurs types de mesures
conduisant à plusieurs centaines de milliers de résultats.
Depuis la création du CEP, ce sont donc plusieurs
millions de mesures qui ont d’ores et déjà
été réalisées pour assurer les
contrôles et la surveillance radiologiques du personnel
travaillant sur site, de la population résidant sur
les îles et atolls ainsi que de l’environnement
polynésien dans son ensemble. |
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Une
synthèse des résultats de mesure de la radioactivité,
tant du milieu physique que biologique, et de l’évaluation
des conséquences radiologiques pour la population vivant
en Polynésie est transmise annuellement au Comité
scientifique des Nations Unies pour l'étude des effets
des rayonnements ionisants (Unscear) depuis 1966.
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