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Protéger
le personnel et la population |
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Les
efforts des équipes chargées des essais pour
réduire autant que techniquement possible les risques
d'exposition du personnel et des populations ont été
importants et constants pendant toute la période des
essais.
C'est
à la suite des essais atmosphériques qu'un nombre
réduit des membres du personnel, essentiellement les
pilotes d'avion chargés des opérations d'échantillonage
dans le nuage radioactif, a été exposé
aux doses les plus élevées. |
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Pour
les populations, les expositions potentielles les plus élevées
ont été évaluées aux Gambier,
à Tureia et à Tahiti, lors des retombées
immédiates après les essais Aldébaran
en juillet 1966, Rigel en septembre 1966, Arcturus en juillet
1967, Encelade en juin 1971, Phoebé en août
1971 et Centaure en juillet 1974.
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Avant
chaque essai des moyens importants étaient mis en
oeuvre pour prévoir :
la situation météorologique, au moment de
l'explosion et durant les heures et les jours suivant
l'essai ;
la localisation et l'intensité des retombées
radioactives, afin de s'assurer qu'elles ne provoqueraient
pas une exposition du personnel du CEP et des populations
au-delà des limites réglementaires.
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Les
études épidémiologiques |
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Depuis
1994 plusieurs études épidémiologiques ont
été réalisées sur les populations polynésiennes. Elles
sont principalement menées par l’Inserm. L’Office de protection
contre les rayonnements ionisant participe également à ces
études, tout comme l’Institut Gustave Roussy de Villejuif,
ainsi que le centre hospitalier territorial de Mamao à Papeete,
l’Institut de recherche pour le développement de Arue (Tahiti),
et la Direction de la santé à Papeete.
En février 2002, les résultats de ces études ont été
exposés par l’Office parlementaire d’évaluation des choix
scientifiques et technologiques de l’Assemblée nationale dans
un rapport intitulé : « Les incidences environnementales
et sanitaires des essais nucléaires effectués par la France
entre 1960 et 1966 et éléments de comparaison avec les essais
des autres puissances nucléaires. » |
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Bilan
actuel des études épidémiologiques. |
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L'interprétation
des données obtenues sur les populations vivant en Polynésie
comme caractérisant les populations de référence, doit
être effectuée avec précautions, du fait du diagnostic différentiel
parfois difficile entre un cancer bien identifié et un nodule
non-cancéreux et du faible nombre de cas observés.
L'étude de l'incidence des cancers en Polynésie française
entre 1985 et 1995 ne montre pas de répartition particulière
pouvant être directement reliée aux essais nucléaires
au CEP, qu'il s'agisse de la répartition géographique, de
l'étude particulière des groupes " sensibles " ou des taux
de tumeurs susceptibles d'être radio-induites, comme les cancers
thyroïdiens ou les leucémies de l'enfant et de l'adolescent.
Pour l'avenir, deux points apparaissent particulièrement importants
:
l'évolution des classes d'âge de la population polynésienne
et
la qualité de la comparaison par rapport à des populations
dites de référence.
D'une
manière générale, la population polynésienne est une population
très jeune. Il faut donc s'attendre au cours des prochaines
années, à une augmentation des taux bruts de cancers du fait
du vieillissement moyen de la population.
Une étude
complémentaire est en cours et concerne les facteurs
de risque du cancer
en Polynésie française (étude cas témoin).
Elle est réalisée conjointement par l'Insitut
de recherche pour le développement (IRD), l'Institut
Gustave Roussy (IGR) et l'Institut national de la santé
et de la recherche médicale (Inserm). |
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Qu'est ce que " l'incidence " d'une
maladie ? cas de la Polynésie française.
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Pour
en savoir plus, consultez le rapport de l'Office
Parlementaire d'Evaluations des Choix Scientifiques et Technologiques
(OPECST) .
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