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La propulsion nucléaire, une composante indispensable pour la dissuasion et la projection des forces.

Par son caractère anaérobie (pour la 1ère fois un mode de propulsion n'a pas besoin d'air) et l'autonomie quasi illimitée qu'elle offre, l'énergie nucléaire a ouvert une nouvelle ère pour la propulsion des navires.
 
   


 
    De " vrais " sous-marins, plus autonomes et plus discrets :
    La durée en plongée profonde n'est plus limitée que par la résistance des équipages.
    Il est possible de se déplacer longtemps à des vitesses inaccessibles par d'autres modes de propulsion.
    C'est un moyen de propulsion qui améliore encore la discrétion acoustique des navires (il n'est plus nécessaire de faire fonctionner un moteur diesel près de la surface pour recharger les batteries).
 
       
   

Dans les sous-marins, la chaufferie nucléaire assure non seulement la propulsion du navire mais également son approvisionnement en eau douce et en air.

Pour les porte-avions, outre le gain en autonomie, le nucléaire permet un accroissement de la capacité opérationnelle de la force aéroportée : nombre d'avions et quantité de carburéacteurs embarqués plus élevés, absence de gaz chauds à l'origine de perturbations du flux d'air (phénomène gênant l'appontage).

 
       
    Les chaufferies nucléaires à bord d'un porte-avions doivent assurer 3 fonctions :
la propulsion,
la fourniture d'énergie,
le catapultage.
 
       
   

La propulsion nucléaire navale est au cœur de la dissuasion.

En février 1996, le président de la République décide d'adapter le niveau de stricte suffisance au nouveau contexte géopolitique international. Sur les 4 vecteurs existants, deux sont conservés : les missiles océaniques et aéroportés. L'importance stratégique de la flotte à propulsion nucléaire s'en trouve renforcée. Elle est directement le moteur d'un premier vecteur des missiles nucléaires : les sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE), tandis que le Charles de Gaulle est l'une des bases du second vecteur : les avions.

 
       
   

Pourquoi ne pas adopter la propulsion nucléaire pour la flotte civile ?

Dans les années 60, quelques essais d'équipements de navires civiles en chaufferies nucléaires ont été réalisés. Aujourd'hui, seuls quelques brise-glaces, principalement russes, utilisent encore ce mode de propulsion.

Deux raisons à cela :
Il n'existe pas de réglementation internationale garantissant le libre accès de ce type de bateaux aux ports marchands.
Un réacteur nucléaire entraîne des contraintes extrêmement fortes en termes de sûreté, nécessite de fréquents contrôles, une formation pointue et adaptée.

 
       
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