L’essai
Béryl :
Le
1er mai 1962, lors de l'essai Béryl, un défaut
de confinement a conduit à libérer des
éléments radioactifs associés
soit à des laves et des scories, soit à
des aérosols sous la forme de produits gazeux.
Les laves ont été circonscrites au carreau
de la galerie. Suite à un changement d'orientation
du vent au sol, les éléments libérés
dans l'atmosphère se sont dispersés
en direction de l'est du site. La contamination atmosphérique
a été observée sur un distance
d'environ 150 km, dans une zone où ne résidait
aucune population sédentaire. 
Près
de 2 000 personnes assistaient à cet essai.
Localement, sur le site, une centaine de personnes
ont été exposées à une
dose supérieure à 50mSv, dont Pierre
Messmer et Gaston Palewski, alors respectivement ministres
de le Défense et de la Recherche.
Parmi
les 12 personnes ayant reçu les doses les plus
importantes figuraient 9 militaires qui, fortuitement,
ont traversé une partie de la zone interdite.
Ils se sont alimentés durant ce lapse de temps,
ce qui a engendré une exposition interne de
l'ordre de 10 mSv. Ces personnes ont rapidement été
prises en charge et décontaminées, puis
elles ont été transférée
à l'hôpital Percy, à Clamart,
où elles ont fait l'objet d'un suivi médical.
À l'époque de l'essai, en situation
normale, la limite annuelle d’exposition
pour un travailleur de l’industrie nucléaire
était de 50mSv et de 5 mSv pour la population.
Aujourd’hui, ces seuils ont été
abaissés respectivement à 20 et
1 mSv par an. |
Rubis, Jade, et Améthyste :
Trois autres essais n’ont pas été
totalement confinés. Les essais Rubis et Jade,
ont conduit à des rejets caractéristiques
de gaz constitués de radionucléides
de courtes périodes. Lors de l’expérimentation
Améthyste, une faible quantité de scories
de roche fondue s’est échappée
de la galerie.
Il faut souligner que le défaut partiel de
confinement de ces quatre essais souterrains n’a
pas eu de conséquences radiologiques significatives
sur les populations locales.