| Après
l'arrêt des essais nucléaires, la garantie du
fonctionnement et de la sûreté des armes constituant
la dissuasion française doit être apportée,
pour toute leur durée de vie, par la simulation numérique.
Le programme Simulation consiste à reproduire par le
calcul les différentes phases de fonctionnement d'une
arme nucléaire. Il comporte trois volets :
La physique des armes :
Mise au point des modèles prédictifs permettant
d'accéder à une modélisation fine de
tous les phénomènes physiques mis en jeu dans
le fonctionnement d'une arme.
La simulation numérique
: Afin de pouvoir développer et utiliser
des codes numériques intégrant les modèles
prédictifs, il fa ut
disposer d'une capacité de calcul 20 000 fois supérieure
à celle dont la DAM disposait au moment des essais
nucléaires. L'atteinte de cette puissance de calcul
comporte trois étapes : multiplication par 100 en
2001, par 1 000 en 2005 et 20 000 en 2010. La machine Tera
10, réceptionnée au CEA / DAM Ile-de-France
fin 2005 constitue la seconde étape.
La validation expérimentale
: Elle implique la réalisation d'un
grand nombre d'expériences de laboratoire pour valider
les logiciels.Deux moyens jouent un rôle majeur :
la machine de radiographie Airix, installée à
Moronvilliers en Champagne et mise en service en 2000, pour
valider les modèles relatifs au début de fonctionnement
de l'arme, dans sa phase non nucléaire ; le laser
Mégajoule (LMJ) sur le centre CEA du Cesta, près
de Bordeaux, indispensable pour valider les logiciels de
simulation du fonctionnement nucléaire de l'arme.
La Ligne d'intégration laser (LIL), prototype du
LMJ, a été mise en service en 2002.
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